24 avril 2016 | Les RP au service de l’individu.

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Signe des temps, nous offrons de plus en plus des services-conseils auprès de clients individuels. Des personnes qui, face à l’univers médiatique, l’espace public ou les réseaux sociaux, demandent notre aide pour gérer un dossier chaud, leur carrière ou leur réputation. Il arrive également que certaines personnes se retrouvent à la fois devant un tribunal judiciaire et devant le tribunal de l’opinion publique. Devant la contradiction des stratégies – celles des avocats qui recommandent le silence et les relationnistes qui recommandent la transparence – un nécessaire arbitrage s’impose. Car la bête médiatique continue de se nourrir pendant que les tribunaux tardent à entendre la cause.

Le risque réputationnel d’une personne n’est donc pas très différent que celui d’une entreprise ou d’une association. En l’espace de quelques heures, un message sur un réseau social peut faire tomber un matamore en disgrâce.

Le cas de Jeff Fillion, congédié par Bell Média, révèle bien l’ampleur de cette nouvelle réalité implacable. Il est désormais possible d’être congédié manu militari pour un commentaire de moins de 140 caractères. Dans ce cas, ce n’est pas seulement le commentaire qui a provoqué le renvoi de l’animateur. C’est également l’absence de remords et d’excuses sincères de la part de l’animateur auprès des personnes visées par son message. Pire encore, il s’est enferré à banaliser son commentaire et à le mettre dans un contexte qui n’avait pas lieu d’être. Que cela serve de leçon.