17 septembre 2016 | Les entrepreneurs sociaux

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Nous avons été inspirés cette semaine par un texte de Les Affaires ayant pour titre « Un nouveau spécimen d’entrepreneur est en train de naître. » Nicolas Duvernois, fondateur de Pur Vodka se demande pourquoi les entrepreneurs de sont pas « sociaux » par défaut.

« Je rêve du jour où le terme «entrepreneuriat social» disparaîtra pour le seul mot «entrepreneuriat». Que les tous les entrepreneurs soient «sociaux» par défaut. »

Nous nous sommes alors posé la même question. Sommes-nous des entrepreneurs sociaux ? Un cabinet de relations publiques est une entreprise qui peut sembler sociale par défaut. En effet, nous pourrions facilement prétendre que la communication est en soi un acte social puisqu’elle suppose un rapport ou un contact avec une autre personne. Et comme la communication est à la base de notre travail, nous serions de facto des entrepreneurs sociaux. Il y a cependant plus que le rapport à l’autre pour se considérer social. Il y a aussi la conscience que nous partageons avec les autres (ceux avec qui nous communiquons) un environnement commun dont nous sommes tous conjointement responsables. Cette conscience sociale est fondamentale avant de se prétendre entrepreneur social.

Et si nous avons cette conscience sociale, comment se transforme-t-elle en entreprenariat social. Comme toute entreprise, tout se concrétise par les achats que nous faisons, les conditions de travail que nous offrons et la redistribution et le transfert que nous effectuons. Et spécifiquement, comme cabinet de relation publique, le type de service que nous offrons peut lui-aussi faire résonner notre entreprenariat social. La vision de notre intervention envers un client se fera pour son propre bénéfice, mais aussi au bénéfice de la  société dans laquelle il évolue.

Mais pour proposer une communication sociale à notre client, encore faille-t-il avoir cette valeur en nous. En effet, comment voulez-vous que les actions, propos et décisions de nos clients aient une vision sociale si nous sommes incapables d’en avoir une nous-mêmes. La conscience sociale n’est pas un élément que nous pouvons proposer à l’intérieur d’un panier de service que nous offrons à nos clients. Elle doit vivre en nous, nous habiter constamment et faire partie nos valeurs intrinsèques pour pouvoir être partagée.

Et si cette ADN sociale était finalement ce qui définira le nouveau Québec inc.?